Vaillantière’View Pascal Morvillers

Vaillantière’View Pascal Morvillers

­1)  Bonjour Pascal, vous faites partie des grands champions d’équitation que compte notre région. 2 Olympiades, dont une où vous avez fini au pied du podium avec un certain Gulliver. Si vous deviez évoquer un souvenir de ces moments, ce serait lequel ?
Le souvenir qui me revient immédiatement est la déception d’avoir terminé au pied du podium. Lorsque l’on finit quinzième, il n’y a pas vraiment de regrets : on a fait une épreuve correcte, mais on n’était tout simplement pas assez compétitifs. En revanche, terminer quatrième par équipe et cinquième en individuel est bien plus difficile à accepter. On est tout près de la médaille sans parvenir à l’atteindre.
Avec mon cheval Gulliver, nous avions rencontré quelques problèmes de préparation : un hématome au pied nous avait obligés à adapter l’entraînement. Avec une préparation normale, je suis convaincu que nous aurions pu viser des médailles. Mais cela reste un souvenir fantastique.

2) La Mairie de La Chapelle sur Erdre a choisi le nom de votre cheval Gulliver pour nommer la rue où se trouve le club car il paraît que vous êtes à l’origine de La Vaillantière, racontez-nous ?
Après quinze années passées à Saumur, à l’époque l’École nationale d’équitation, où je préparais des chevaux pour le concours complet, j’ai ressenti le besoin de changer d’air. J’ai décidé de m’installer dans la région Nantaise pour effectuer une transition du concours complet vers le saut d’obstacles. J’ai commencé à travailler au château de la Gascherie, mais pour plus de souplesse dans mon organisation je suis allé préparer les chevaux à La Vaillantière. À l’époque, il ne s’agissait que d’une petite écurie, un manège et une carrière : le site parfait pour nos besoins car cela ne nécessite pas d’importantes infrastructures. Lorsque le propriétaire de Gulliver est décédé, sa famille m’a proposé de l’accueillir dans les prés derrière la Vaillantière. Et à ce moment, la mairie cherchait des noms de rues, donc quand elle a appris qu’un cheval olympique se trouvait ici, elle m’a alors demandé l’autorisation d’utiliser son nom. J’ai bien sûr accepté avec plaisir !

3) Et Gulliver va encore un peu plus s’ancrer dans ce lieu en donnant son nom à l’esplanade de 500 m² qui compose la grande Nef. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Apprendre que l’esplanade de la nouvelle grande nef porterait le nom de Gulliver est un véritable honneur. C’est un clin d’œil émouvant et symbolique : ce cheval continue de représenter le club et son histoire. Je suis très touché que l’on pense encore à lui aujourd’hui. 

Categories:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *